Pour intégrer une école d'ingénieurs, les jeunes peuvent faire valoir leur parcours et/ou diplômes de l'enseignement supérieur. De nombreux établissements ont en effet choisi d'ouvrir leurs portes à ces profils, via des admissions parallèles.

Après un DUT, une licence ou une année de master, les étudiants ont la possibilité d'entrer en école d'ingénieurs. Pour cela, ils peuvent intégrer un établissement de leur choix grâce aux admissions parallèles ou « admissions sur titre ». Un bon moyen de diversifier les promotions.

Pourquoi choisir les admissions parallèles ?

Dans la plupart des établissements, les admissions parallèles, parfois appelées « admissions sur titre », sont ouvertes aux jeunes de niveau bac +2. Elles visent alors des diplômés de BTS, DUT ou des étudiants issus de deuxième année de licence pour une intégration au même niveau que les élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), soit en première année du cycle d'ingénieur pour un cursus en trois ans.

A partir du bac +3, les étudiants titulaires d'une licence ou d'un master 1 peuvent s'insérer directement en deuxième année du cycle d'ingénieur pour un cursus master en deux ans.

Contrairement aux classes préparatoires, ces filières offrent aux étudiants l'occasion d'avoir une première expérience professionnelle concrète grâce notamment aux différents stages et à l'alternance.

Entrer en école d'ingénieurs après un bac +2/3

A bac +2, trois cursus peuvent donc ouvrir les portes des cycles d'ingénieurs : le DUT, voie la plus représentée mais aussi le BTS, ou la deuxième année de licence. A condition qu'ils soient à dominante scientifique ou industrielle. Il convient alors d'afficher un excellent dossier, un bon niveau en mathématiques et, si possible, un diplôme en relation directe avec les spécialités proposées par l'école visée.

Pour augmenter leur chance, les titulaires d'un BTS, ou d'un DUT peuvent rejoindre une prépa ATS (Adaptation technicien supérieur). Cette année spéciale vise à renforcer les connaissances générales, scientifiques, et techniques des candidats, à l'image des CPGE. Elle prévoit également une préparation spécifique aux concours d'entrée.

Au niveau bac +2 et bac +3, les conditions d'admissions parallèles restent spécifiques à chaque établissement. Certains établissements se sont toutefois regroupés au sein de concours communs (banque d'épreuve BTS/DUT, Concours DEUG - L2, B Ensa (ouvert aux L2/L3,...).

Les admissions sur titre

Par ailleurs, l'admission sur titre (AST) reste une excellente opportunité, tant pour ceux qui redoutent la prépa, que pour les autres qui se découvrent une vocation après quelques années en université. Toutefois, cette alternative n'est pas synonyme de facilité. Les places sont effectivement limitées et les candidats nombreux : seuls les meilleurs dossiers ont leur chance.

A partir du bac +4, les écoles privilégient ce genre d'admissions directes sur dossier. Cette option nécessite un excellent livret universitaire. Les étudiants doivent également fournir une ou plusieurs lettres de recommandation, un CV et une lettre de motivation. Les candidats qui réussissent cette présélection académique doivent ensuite se confronter à un jury pour un entretien. Cette épreuve orale vise à appréhender la motivation et le projet professionnel du candidat.

Quelle que soit l'école envisagée, la sélection est importante mais elle peut permettre de conclure par une note plus professionnalisante son parcours en université. Et ouvrir à tous les avantages destinés à faciliter l'insertion : le titre reconnu, le réseau d'anciens actifs, les liens étroits avec les entreprises...

Dernière mise à jour : 4 juin 2015