2018 sera marquée par l'arrivée d'une nouvelle version d'APB. Parmi les grandes lignes de ce nouveau projet, seul son nom reste inconnu. Tour d'horizon des changements à venir.

Ce lundi 30 octobre, le gouvernement a présenté les principaux axes de son Plan étudiants. Entre une meilleure orientation au lycée et la fin du tirage au sort à l’entrée de l’université, la refonte du logiciel d’admission post-bac, anciennement APB, a été évoquée. Voici ce que l’on sait sur le fonctionnement de ce nouvel outil. 

Fin du tirage au sort et de l’algorithme

Le nouveau logiciel d’affectation devrait être « humain et transparent », promet le gouvernement. Ses deux traits les plus décriés seront ainsi supprimés dès 2018 : le tirage au sort et l’algorithme d’affectation automatique

Les dossiers seront donc gérés humainement, « par les équipes pédagogiques des établissements », qui donneront leurs réponses « au fur et à mesure ». 

Nombre de vœux réduit à 10

Toujours dans un souci de simplification, le nombre maximum de vœux que chaque candidat pourra sélectionné passera de 24 à 10. Ceux-ci ne seront pas classés. « Chaque vœu doit donc être souhaité et motivé », écrit le ministère, pour qui faire moins de vœu permettra d’ « éviter l’orientation par défaut ».

Dans la mesure du possible, les formations seront regroupées de manière géographique. Ainsi, les candidats pourront postuler à un type de filière dans une région, sans plus de précision. Exemple : « Staps en Bretagne » ; « Droit en Alsace ». 

Changement d’académie possible

C’est une nouveauté par rapport aux années précédentes : les candidats pourront changer d’académie après le lycée, dans le respect des quotas fixés par les recteurs, académies par académies.

Nouveau système de réponses

Le système changera également de fonctionnement concernant les réponses aux candidatures. Pour les formations sélectives (CPGE, BTS, DUT, écoles, etc…), les bacheliers recevront « Oui », « Non » ou « En attente »

Pour les formations non-sélectives (université), il sera proposé « En attente », « Oui » et « Oui, si ». Cette dernière option conditionne l’accès à la formation à un certain nombres d’« attendus » requis, soit en terme de filière préparée au lycée ou de connaissances ou compétences acquises. Elle ne s’appliquera que dans le cas de capacités d’accueil insuffisantes

Sélection possible dans les formations en tension

Dans les faits, si un étudiant « accepté sous condition » souhaite tout de même rejoindre la formation, il devra alors se soumettre à un stage de remise à niveau ou aura des cours renforcés dans certaines matières. Certains dossiers seront refusés, « si une formation non sélective a plus de demandes que de places », précise Frédérique Vidal. Dans ces filières, les candidats seront choisis en fonction de « l’adéquation de leur profil et de leur parcours ».

Cette forme de sélection ne s’appliquera que dans les formations en tension concernées (Droit, Staps, Psycho, Paces).

Meilleur accompagnement au lycée

Afin d’optimiser les chances de chaque candidat, l’orientation fera partie intégrante de l’accompagnement des lycéens. Deux « semaines de l’orientation » seront notamment créées, en décembre et février.

Les lycéens pourront également avoir recours au site monorientationenligne.fr pour bénéficier de conseils personnalisés de conseillers d’orientation. Enfin, les conseils de classe auront deux missions supplémentaires : proposer une orientation aux élèves (1er trimestre) et donner un avis sur leurs formations souhaitées (2e trimestre).

Un nouveau nom

Dernier changement : le nom APB sera abandonné au profit d’un autre, encore indéterminé. En ce sens, le ministère lancera courant novembre une consultation auprès des lycéens parents et étudiants, qui choisiront le nouveau nom d’APB parmi plusieurs propositions.

Calendrier similaire

Dans un premier temps, le calendrier du nouvel APB devrait être sensiblement similaire à celui des années précédentes. La plateforme ouvrira le 15 janvier 2018 et les candidats pourront saisir leurs vœux jusqu’en mars. Les premières réponses sont attendues pour le mois de mai.