Lors de l’assemblée générale, qui s’est déroulée le 12 avril, enseignants et personnel administratif ont voté pour l'attribution d'un 20/20 aux examens.

Cette décision fait suite à l’intervention d’Emmanuel Macron, au JT du 13 heures sur TF1. « Les étudiants doivent comprendre une chose : c’est que s’ils veulent avoir leurs examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser, parce qu’il n’y aura pas d’examen en chocolat dans la République », a assuré le Président. Des propos qui n’ont pas plus aux enseignants qui réclament un 20/20 d’office à tous les examens.

Un 20/20 politique

En effet, en début de semaine, la tension est montée d’un cran à Nanterre. Bloquée depuis lundi, le président de l’université Jean-François Balaudé a réclamé l’intervention des forces de l’ordre. Une opération qui s’est soldée par sept interpellations pour « rébellion ». Cela n’a pas empêché les étudiants de voter la reconduction du blocage dès le lendemain. Certains examens n’ont donc pas pu se dérouler correctement cette semaine.

D’après France Inter, lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée jeudi, les enseignants auraient d’abord envisagé un report des examens jusqu’au retrait de la réforme sur l’accès à l’université. Mais un nouveau débat a éclaté quant aux notes attribuées aux examens. De 10 à 15, les enseignants ont évoqué un 18 puis un 20. Leur but : ne pas pénaliser les étudiants dont les examens commencent, pour la plupart, la semaine prochaine.

En réaction, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal a tenté d’apaiser les tensions en affirmant sur twitter que « cette réforme n’est pas celle de la sélection » et qu’il fallait « prendre les étudiants pour ce qu’ils sont : de jeunes adultes, capables de comprendre cette loi, d’en débattre, sans qu’on vienne leur faire des explications de texte en AG ».

De nombreuses universités encore perturbées

A Bordeaux, les professeurs ont également protesté, jeudi, contre la loi ORE. Quelques jours plus tôt, les étudiants avaient eux aussi réclamé une note d’office de 15/20 à leurs examens, l’université étant bloquée depuis plus d’un mois. 

A la Sorbonne, sous la demande du président de l’université, les CRS ont procédé jeudi soir à l’évacuation de 200 étudiants, occupant la fac parisienne depuis l’après-midi. Une intervention qui s’est déroulée « dans le calme et sans aucun incident », a réagi la préfecture de police. 

Les forces de l’ordre étaient également présentes jusqu’à 23h30 sur le site de Tolbiac pour maintenir la sécurité. Les deux établissements restent fermés ce vendredi et ce jusqu’à nouvel ordre pour Tolbiac dont les étudiants ont voté le blocage illimité. 

A Lyon, plusieurs étudiants ont été évacués par les CRS vers 6h30 ce matin, après avoir voté, la veille, la poursuite du blocage. A Rennes 2, les cours sont suspendus jusqu’à lundi. A Nanterre, un seul bâtiment était fermé ce matin.