Après avoir passé leur premier diplôme national en juin dernier, 87,1 % des élèves de troisième ont obtenu leur brevet. Un taux de réussite en baisse par rapport à 2017. 

Les quelques 808 200 collégiens n’ont pas réussi à battre le record de l’an dernier. D’après le ministère de l’éducation nationale, 87,1 % des élèves ont obtenu leur brevet, c’est 1,9 point de moins qu’en 2017. Plus dur ? Surtout différent. Cette année, le brevet a été renforcé, autant dans son nombre d’épreuves (cinq au lieu de trois) que dans son barème (400 points et non 350 pour obtenir le diplôme). Un nouvel examen qui a également eu des impacts sur la qualité des mentions.

Près de 15 000 diplômés de moins qu’en 2017

Contrairement au bac où les candidats étaient beaucoup plus nombreux qu’en 2017, le nombre de collégiens ayant passé le brevet était quasiment stable. Au total, 808 200 candidats ont planché sur les épreuves de français, maths, sciences, histoire-géo, voire de langue vivante les 28 et 29 juin derniers. Mais ils sont 15 000 de moins à avoir décroché leur diplôme : 719 900 en 2017 contre 704 200 en 2018.

Et si le taux de réussite progresse chaque année passant de 83 % en 2010 à 89 % en 2017, la proportion de diplômés en 2018 a tout de même été inférieure à celle de 2016. Sauf pour les collégiens de la série générale : 88 % d’entre eux ont été diplômés contre 87,8 % en 2016. Un chiffre cependant en-dessous de la session 2017 (- 1,8 point). Quant aux élèves de la série professionnelle, le taux de réussite s’élève à 78,1 %, presque autant qu’en 2014.  

Deux tiers des collégiens ont décroché une mention

De plus, le nombre de mentions est lui aussi en baisse. Cette année, deux tiers des diplômés ont eu plus de 12/20. Parmi eux, 22,6 % ont décroché la mention très bien. En 2017, ils étaient 26,1 %. Quant au nombre de diplômés sans mention, il a augmenté de trois points par rapport à l’année dernière. 

Néanmoins, le fait de ne pas obtenir son brevet n’empêchera pas les quelques 100 000 recalés d’entrer au lycée dès la rentrée et de passer leur bac dans trois ans.