Les étudiants protestataires ont émargé la feuille de présence et se sont assis sans rien écrire sur leur copie de partiel.

A l’université de Strasbourg, 67 étudiants ont rendu copie blanche à deux épreuves pour protester contre la sélection en master, lundi 10 avril. Les protestataires passaient l’examen de licence 3 en éducation et motricité, spécialité de la filière Staps. La plupart d’entre eux visent le concours du Capeps à l’issue de ce master 1.

Gain de cause

Les 67 étudiants se sont présentés à l’examen, ont émargé la feuille de présence mais sont restés assis, sans rien écrire sur leurs copies de partiels. A travers ce boycott, ils entendaient dénoncer la nouvelle sélection, qui devait être opérée à partir de la rentrée 2017 à l’entrée du master de leur spécialisation. Romain Gretz, l’un des étudiants protestataires a expliqué à 20minutes que « le plus gros problème, c’est le changement de règle en cours du jeu ». En effet, cette sélection n’a été évoquée qu’il y a quelques semaines, et confirmée quelques jours avant le partiel.

Ils ont été entendus. Alors que le master ne devait plus compter que 60 places, l’université a revu ces effectifs à la hausse. « Nous avons un accord favorable », a confirmé Romain Gretz, après une longue réunion avec l’université, jeudi dernier. L’association étudiante alsacienne Afges et l’association nationale des étudiants de Staps ont également salué cette décision.

Les 67 étudiants ont donc décidé de stopper leur mouvement, et devront repasser les épreuves concernées. 

« Préparation plus efficace »

La sélection envisagée par l’université de Strasbourg aurait été possible grâce à la réforme de la sélection en master. Dans un communiqué, le vice-président en charge de la formation Benoît Tock l’a justifiée pour favoriser la mise en place d’un « groupe plus restreint », amenant ainsi à une « préparation plus efficace » et à la « réussite de chaque étudiant ».