Vendredi 21 novembre, dans un entretien accordé au Parisien/Aujourd'hui en France, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté ses mesures pour lutter contre le décrochage scolaire.

 

Chaque année, près de 140 000 jeunes quittent le système scolaire sans diplôme. Un chiffre que souhaite absolument faire baisser le gouvernement. Dans un entretien publié vendredi 21 novembre dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, la ministre de l'Education nationale annonce la mise en place d'un budget de 50 millions d'euros par an pour lutter contre le décrochage scolaire des élèves.

Diviser par deux le nombre de décrocheurs d'ici 2017

« Il faut traiter à la fois la prévention du décrochage, le raccrochage et la remédiation », explique la ministre dans les colonnes du Parisien/Aujourd'hui en France. Pour cela, elle veut mettre à contribution les parents, mais surtout, les professeurs qui « auront une formation au repérage des signes annonciateurs du décrochage et des outils pédagogiques pour y faire face ». Objectif : diviser par deux le nombre de décrocheurs d'ici 2017, ajoute la ministre lors d'une interview accordée à RTL le 21 novembre.

Le redoublement, quant à lui, deviendra une décision « exceptionnelle », d'après le décret publié jeudi 20 novembre au Journal officiel. « En cas de redoublement, un dispositif d'aide est mis en place qui peut s'inscrire dans un programme personnalisé de réussite éducative », précise le texte.

Mieux vaut prévenir que guérir

Dans chaque établissement, « des référents décrochage » seront désignés, détaille Najat Vallaud-Belkacem. En cas « de rupture ponctuelle de la scolarité » d'un élève, un lien sera « systématiquement maintenu avec au moins un enseignant pour préparer le retour en classe ». Les jeunes décrocheurs seront pris en charge de manière « personnalisée » par des équipes constituées de « professionnels de l'éducation, médico-sociaux, mais aussi d'associations ».

Pour les 15 à 18 ans dont le risque de décrochage est avéré, la ministre propose « un parcours de stagiaire de la formation initiale personnalisé ». Les jeunes, « toujours sous statut scolaire », y seront « pris en charge par un tuteur » lors d'un « stage de découverte en entreprise » ou « un service civique, le temps de mûrir un projet et de trouver une solution de formation adaptée ».

Et pour ceux qui auront loupé leurs examens, le gouvernement lance une « expérimentation » à la rentrée prochaine. Les élèves en échec lors d'un examen « pourront bénéficier d'une formation adaptée prenant en compte leurs acquis, pour ne repasser que les matières non validées », expose la ministre. Une solution plus souple, « pour qu'un maximum de jeunes obtiennent un diplôme », conclut-elle.