La part d’étudiants boursiers continue d’augmenter en France, mais reste inégale selon les régions et les formations.

En 2016-2017, 691 200 étudiants de France ont reçu des bourses sur critères sociaux, selon une note flash du service statistique du ministère de l’enseignement supérieur. Ce nombre correspond à 38 % de l’effectif total des étudiants, ou plus d’un sur trois. 

Fortes disparités géographiques

S’ils sont 10 000 de plus que l’année universitaire précédente, la part de boursiers dans les effectifs est inégale selon les régions et les spécialités. Géographiquement, c’est en outre-mer que les boursiers sont les plus représentés, avec plus de 50 % des étudiants. En métropole, les académies de Corse, Amiens, Montpellier, Limoges, Clermont-Ferrand et Orléans-Tours compte de 40 à 50 % d’étudiants boursiers. A l’inverse, celles de Strasbourg, Lyon, Paris et Versailles en recensent moins de 25 %

La note précise que « la part de boursiers dans une académie dépend du niveau de vie des familles, mais aussi de l’offre de formation ».

Plus d’un étudiant en BTS sur deux est boursier

Selon le type de formation, le taux d’étudiants boursiers peut varier énormément, de 13,8 % en école de commerce à 54,3 % en BTS. Les DUT (43,9 %) et l’université (40 %) accueillent aussi plus de boursiers que les prépas (28,8 %) ou les écoles d’ingénieurs (23,1 %). 

Les étudiants boursiers sont répartis en huit échelon, de 0 à 7. La plupart des boursiers n’ont droit qu’à l’aide minimale : 30,4 % à échelon 0, ce qui leur donne droit à 1 009 euros annuels, en plus de l’exonération des frais de scolarité et de sécurité sociale. 

Seuls 6,5 % touchent le maximum d’aide, 5 551 euros annuels, correspondant à l’échelon 7. 

Pour l’année universitaire à venir, on devrait s’attendre à une nouvelle augmentation du nombre de boursiers. Selon Le Monde, le nombre de demandes de bourses auprès des Crous a en effet augmenté de 2,2 % pour la rentrée 2017.