L'échec en 1ere année de fac est conséquent. Les raisons ? Une orientation approximative provoquant un flux massif de bacheliers vers l'université. Mais ce n'est pas une fatalité puisqu'il est possible de se réorienter dès que les premiers symptômes d'inadaptation universitaires apparaissent.

La réorientation : une chance à saisir

La réorientation est une chance, non la simple conséquence d'un échec. Les étudiants inscrits en première année de licence, rencontrant des difficultés dès les premiers mois de leurs parcours, ont donc tout à gagner à (re)construire au plus tôt leur projet professionnel plutôt que de patienter sur les bancs de la faculté.

Ne pas entrer dans la spirale de l'échec consiste d'abord à devenir acteur de son avenir. Première bonne nouvelle en la matière : des dispositifs performants, dont certains internes aux universités, sont aujourd'hui mis en œuvre pour vous soutenir dans la définition de votre réorientation. La seconde est qu'il n'existe pas de solutions "faute de mieux", et chacune peut s'adapter à vos besoins dès lors qu'ils sont clairement définis et déterminer. En voici quelques exemples...

La rentrée "accélérée" reste la plus pratiquée

On utilise la formulation "rentrée décalée" pour définir deux programmes distincts. La première, dote, "année accélérée" ou "intensive", reste la formule la plus pratiquée par les écoles, les lycées privés et les IUT. L'objectif est de permettre aux ex-étudiants de première année de licence de suivre une formation "active", en vue de rattraper le programme en quelques mois. Dès l'été, les élèves se consacrent ainsi au rattrapage du stage professionnel - désormais incontournable - pour, en septembre, rejoindre le cycle normal. La remise à niveau des "hyperactifs" se prolonge parfois en seconde année, et se traduit alors par des cours de soutien spécifiques ou des stages effectués sur la période des vacances scolaires.

Ce programme permet aux déçus de la première année de licence d'embrayer directement sur un nouveau cycle d'études, tout en rattrapant un temps parfois considéré comme "perdu". Toutefois, digérer le programme d'une année entière en six mois nécessite une grande force de travail, une motivation à toute épreuve et... un renoncement assumé à des vacances scolaires. On n'a rien sans rien !

La rentrée "décalée" pour une "vraie" année d'études

La rentrée "décalée", quant à elle, repose sur une "vraie" année d'études, l'établissement intégrant deux promotions distinctes : l'une en septembre, l'autre en février. De ce fait, le programme dispensé à partir de février respecte un rythme tout à fait normal d'enseignement (cours, stages, vacances scolaires...), mais le tout à contrario de l'année scolaire classique septembre/septembre.

Le décalage se poursuit jusqu'à la fin du cursus, délivrance du diplôme ou du titre de l'école comprise (soit six mois après celle de la promotion de septembre). Autre atout : ce "décalage" faciliterait l'intégration professionnelle des élèves en fin de cursus, puisqu'il permettrait le drainage d'un flux régulier de nouvelles compétences sur le marché de l'emploi.