Présentation

Très convoitée, la profession de responsable de programme solidaire international n'est accessible qu'après plusieurs années d'expérience sur le terrain. Seuls les plus solides et ceux qui gèrent au mieux les relations avec les équipes peuvent atteindre ce métier.

Le profession de responsable de programme solidaire international travaille au siège d'une organisation non gouvernementale (ONG). Il coordonne plusieurs personnes, dont le chef de mission en place dans le pays où se situe le programme d'aide ou de développement. Son rôle : la gestion du programme, qui peut aller de la conception à la mise en place, en passant par l'organisation, la gestion du budget, la recherche de partenaires... Il analyse ainsi l'environnement dans ses différentes composantes : contexte humanitaire, sécuritaire, politique, économique et social.

"Les fonctions de responsable de programme m'ont ainsi permis d'endosser un véritable rôle de décideur, avec le lancement et la conception du projet. C'est passionnant de pouvoir répondre de façon appropriée à une urgence, surtout quand votre décision permet de sauver des gens", explique Sylvie Arien, désormais chef de mission à Handicap International.

Des compétences en management et en communication

Fédérateur, il doit savoir convaincre son équipe de se donner au maximum, quelles que soient les conditions de travail.

Mais "la bonne volonté ne suffit plus. Nous voulons des professionnels engagés qui sont préparés à prendre de hautes responsabilités. Les qualités exigées sont de très bonnes compétences en management, en communication, en relations humaines, mais également une fine analyse des contextes géographiques et géopolitiques", explique Bertrand Quinet, responsable des formations longues à l'institut Bioforce Développement.

Formation

Comment devenir responsable de programme solidaire international ?

Le poste s’adresse aux titulaires d’un bac +4/5, issues d’une école de commerce ou de management ou de profils universitaires, par exemple un IEP.

Outre une formation généraliste, il est possible de s’orienter sur des cursus plus techniques, dans le domaine de la santé, logistique ou encore nutrition, afin de trouver sa première mission dans l’humanitaire.

Dernière mise à jour : 27 avril 2015

Témoignage

Chef de mission à Handicap International, Sylvie Arien a également été responsable de programme

"Après un master I en psychologie et un Diplôme d'Etudes Supérieures d'Université (niv. bac +4 en formation continue) en éthnopsychiatrie, j’ai travaillé auprès des demandeurs d’emploi et de jeunes en difficulté. Je me suis ensuite formée à la gestion de projet. Cela m’a permis de travailler pour Action contre la faim au Libéria, en Ethiopie et au Soudan en tant que responsable de base.

Je suis depuis trois ans à Handicap International où, entre deux postes de chefs de mission en République démocratique du Congo et au Liban, j’ai occupé, au siège, le poste de responsable de programmes pour la direction de l’action d’urgence. Sur le terrain, j’étais vraiment proche des bénéficiaires.

Mais au siège, les fonctions de responsable de programme m’ont permis d’endosser un véritable rôle de décideur, avec le lancement et la conception du projet. C’est passionnant de pouvoir répondre de façon appropriée à une urgence, surtout quand votre décision permet de sauver des gens."