Présentation

L'ostéopathe biomécanicien diagnostique et traite les maux et zones de blocage à l'aide unique de ses mains. Il peut être amené à traiter les personnes âgées comme les nourrissons : ses gestes doivent donc être minutieux et précis.

Manuel, il doit posséder des connaissances avancées en biologie, en physiopathologie, en structure des os, des articulations et des muscles... Bien souvent, il est sollicité pour des troubles à la colonne vertébrale, mais ses domaines de compétences sont bien plus étendus : il peut ainsi soigner les problèmes respiratoires, digestifs, les migraines chroniques, les douleurs des articulations...

"L'objectif est de soigner tout ce que l'on appelle les troubles fonctionnels : lumbago, entorse, tendinite, régurgitations du nourrisson,... Le champ d'application est très large", explique Quentin Janicot, ostéopathe biomécanicien à Livry-Gargan.

Attentif à la douleur

L'ostéopathe biomécanicien n'établit pas son diagnostic à partir d'examen ou de radio. Il agit en fonction de la douleur du patient. Il lui faut donc être à l'écoute de cette douleur. Pour pouvoir traiter efficacement le malade, l'ostéopathe biomécanicien effectue un bilan du patient au cours de la première séance, afin de mieux le connaître. Il recueille alors un maximum de renseignements sur les maux, ainsi que les antécédents du patient : accidents, opérations, traumatismes...

Il faut enfin savoir que l'ostéopathe biomécanicien ne traite pas les affections inflammatoires, infectieuses ou tumorales. "Nous n'intervenons que lorsque les affections mécaniques sont réversibles : pas dans le cas d'une facture, par exemple", prévient encore Quentin Janicot.

Formation

Le titre d'ostéopathe s'obtient après cinq années d'études dans un établissement agréé. Trois voies sont possibles. La première est accessible directement post-bac. Après le bac, l'étudiant peut intégrer une école spécialisée qui prépare au diplôme d'ostéopathe (DO) en cinq ans.

Les kinés et infirmiers peuvent également se diriger vers des études d'ostéopathe et préparer le DO grâce à des passerelles les dispensant des épreuves d'admission, du suivi et de la validation d'une partie des unités d'enseignement ou de la formation pratique clinique.

Enfin, après des études de médecine complètes, l'étudiant peut décrocher son diplôme interuniversitaire (DIU) de médecine manuelle-ostéopathie, après deux années supplémentaires de formation.

Mais attention : de nombreux jeunes choisissant de se lancer dans l'ostéopathie, le marché commence à saturer. Avant d'ouvrir un cabinet à son compte, il est conseillé au jeune ostéopathe de travailler au sein d'un club sportif, d'un hôpital, d'une maison de retraite... Et ce, pour se faire la main, ainsi qu'un nom.

Dernière mise à jour : 15 avril 2015

Témoignage

Quentin Janicot, ostéopathe biomécanicien à Livry-Gargan

"Mon père était ostéopathe : on peut dire que c'est une vocation familiale ! J'ai eu la chance de m'installer avec lui, dans la ville où j'ai grandi, où j'ai fait du sport en association. J'ai donc pu profiter de ce réseau. Je fais également de l'assistanat avec une collègue, diplômée quatre ans avant moi. C'est donc un revenu de substitution. Les avantages de ce métier sont la liberté inhérente à toute profession libérale, la responsabilité, et la variété des publics.

Le principal inconvénient concerne le manque de reconnaissance du monde médical. De plus, on est tout seul... Mais c'est un très beau métier, car il permet de soigner des gens immédiatement. Les jeunes qui veulent se lancer dans l'ostéopathie doivent savoir que les études sont longues et prenantes. C'est également un métier dur physiquement, avec un marché chargé. Il ne faut donc surtout pas se lancer dans l'ostéopathie par défaut !"