Présentation

Pas facile de trouver un petit moment pour discuter avec Milan, dont l'emploi du temps est surchargé. Ce qui l'occupe autant ? "Un métier qui me passionne tous les jours", explique cet opticien-lunetier, qui a ouvert sa boutique dans le quartier de la Bastille à Paris. Milan a choisi de se positionner dans le haut de gamme, et ne propose que des montures fabriquées par des créateurs. Ce choix l'amène à visiter fréquemment ses fournisseurs. "Je me rends dans les usines, aussi bien en Allemagne ou dans le Jura", précise-t-il.

Lorsqu'il n'est pas en voyage d'affaires, Milan accueille les clients qui se présentent à sa boutique. L'opticien prend alors leur ordonnance, leurs mesures, et procède éventuellement à un examen de la vue. "C'est la partie médicale de notre métier, où nous allons détecter les éventuels défauts visuels", explique-t-il.

Vient ensuite le choix des lunettes. "On connaît nos lunettes par cœur, et on écoute nos clients. En général, il suffit de trois paires pour trouver la bonne". L'étape suivante est le choix de verres, qui se fait en fonction de la monture choisie, mais aussi et surtout des activités de la personne qui portera les lunettes.

"Les besoins sont différents pour quelqu'un qui travaille beaucoup sur ordinateur, qui est cuisinier, ou très sportif", détaille Milan. Ces verres seront ainsi commandés à un fabricant, et envoyés sous forme de palet, l'opticien-lunetier se chargeant ensuite de les découper en fonction de la monture.

"Pour leurs beaux yeux"

Mais le métier comprend également une partie administrative : gestion, comptabilité de la boutique, ainsi que suivi de la prise en charge avec les assurances. Enfin, il y a l'ajustage. "Cette étape doit prendre au moins 10 bonnes minutes, même si peu d'opticiens prennent autant de temps... L'objectif est d'être sûr que la personne se sentira bien avec ses lunettes". Heureusement pour ses clients, Milan ne compte pas son temps. D'autant qu'il est toujours prêt à se plier en quatre "pour leurs beaux yeux" !

Formation

Le métier d'opticien-lunetier est accessible à partir du bac professionnel optique-lunetterie, qui se prépare en trois ans après la troisième. Néanmoins, le diplôme minimum fréquemment requis par la profession - et indispensable pour ouvrir sa propre boutique - est le BTS opticien-lunetier (BTSOL).

Il se prépare en deux ans après un bac S, STI2D ou STL. Les étudiants qui le suivent peuvent acquérir ensuite une spécialisation en un an en optique ou en gestion - via une licence professionnelle ou une CQP - dans une université ou une école.

A ses débuts, l'opticien-lunetier est souvent salarié d'une boutique indépendante ou d'une grande enseigne. Après seulement quelques années d'expérience, il peut évoluer vers des responsabilités de gérant de boutique ou s'installer à son compte. Enfin, il existe des possibilités d'emploi au sein de l'industrie optique pour la fabrication de verres, de lunettes...

Dernière mise à jour : 21 avril 2015

Témoignages

Publi-communiqué : Philippe Monti - BTS Opticien Lunetier

Si je devais décrire l'ESOL en un mot, j'écrirais : "STUDIEUSEMENT COOL".

Avec une équipe de professeurs expérimentés, du matériel de pointe, sans oublier une équipe de direction toujours présente pour nous encadrer, toutes les conditions sont ainsi réunies pour réussir dans un esprit studieux et surtout très agréable.

Publi-communiqué : Amélie Petit - BTS Opticien Lunetier

Du matériel très avancé, une équipe pédagogique très compétente, suffisent à qualifier l'ESOL d'EXCELLENCE. Ajoutons à cela une dose de bonne humeur, un soupçon de descente à ski sur les pistes et une pincée de rigolade entre étudiants et professeurs. La recette parfaite pour réussir ses études.