Présentation

Impossible de dénombrer toutes les qualités développées par les médecins généralistes : conscience professionnelle, respect du secret médical, disponibilité, écoute du patient, actualisation des connaissances, gestion du stress...

Plus encore : le médecin est aujourd'hui un gestionnaire hors pair à la tête d'une véritable entreprise lorsqu'il exerce en libéral et un rouage administratif important lorsqu'il évolue dans les hôpitaux.

Point de chômage pour les médecins généralistes, bien au contraire ! On manque de professionnels sur le territoire, particulièrement en zones rurales. Pour tenter d'enrayer cette crise des vocations, le ministère mise progressivement sur un élargissement du numerus clausus.

Beaucoup de travail, voire trop

Gérald s'est orienté vers la médecine par passion : "C'est l'un des plus beaux métiers. Quand on parvient vraiment à aider quelqu'un, on en tire une grande satisfaction." Quant à l'idée reçue selon laquelle les médecins gagnent très bien leur vie, Gérald y met un bémol : "C'est justement parce que nous travaillons énormément que nous menons des vies confortables !"

En effet, les médecins libéraux, même s'ils sont leur propre patron, frôlent en moyenne les 55 heures de travail par semaine ! "C'est encore raisonnable par rapport aux médecins de campagne. J'ai effectué des remplacements en province et je ne le referai pas : on est encore plus sollicités !"

Etre médecin, c'est avant tout véhiculer un sentiment de sérénité

"J'ai toujours souhaité exercer ce métier : soigner, aider et tenter d'aller au-delà de la demande. Pourquoi m'être orienté vers la médecine généraliste ? Pour me confronter à tous les âges et toutes les pathologies", explique Bruno, médecin de campagne dans l'Oise.

Bruno exerce dans sa région et y a établi son cabinet. Le plus difficile pour lui ? "Tout concilier ! Parallèlement aux rendez-vous extérieurs et aux consultations en cabinet, il nous faut aussi gérer les papiers administratifs et autres fichiers informatisés. C'est une réelle perte de temps."

Malgré des semaines très denses, Bruno relativise : "J'avoue que ce n'est pas toujours simple, mais il faut aussi voir les bons côtés de mon métier : j'apporte une véritable aide à certaines personnes et je fais parfois rire des enfants malades !" La principale peur des médecins : la pénurie de généralistes. Espérons que les futurs médecins ne perdent pas foi en leur vocation...

Formation

Comment devenir médecin généraliste ?

Neuf années d’études, un apprentissage long qui réserve souvent aux étudiants des périodes de travail et de stress intenses. Le bac est obligatoire pour commencer des études, exclusivement universitaires, ponctuées par de nombreuses périodes de stages.

Après le bac

La filière médecine est ouverte à tous. Toutefois, les bacheliers de série S restent les plus à même pour affronter les obstacles jonchant parcours. Premier cap, le concours de passage de fin de 1re année de premier cycle (plus communément dénommée PACES) régulé par un numerus clausus. Depuis la rentrée 2014, il est toutefois possible de rentrer en deuxième ou troisième année (dans certains établissements) sans passer par le concours.

Ensuite ? Les étudiants se dirigent naturellement vers une PCEM2 durant laquelle ils suivent un stage d’initiation aux soins d’un mois.

Le deuxième cycle, également appelé "externat", fait quant à lui, la part belle à la pratique médicale : il s’agit de partager le temps de formation entre l’hôpital le matin et la faculté l’après-midi. Le DCEM de quatre ans s’achève sur des épreuves classantes nationales déterminantes dans le choix de la spécialité.

Enfin, sonne l’heure de l’internat durant lequel les étudiants deviennent des praticiens en formation. Ces trois années supplémentaires rémunérées leur permettent d’éprouver leurs compétences sur le terrain (hôpitaux, cabinets de médecins libéraux) avant la soutenance de leur thèse de doctorat.