Présentation

L'ingénieur généraliste conçoit, améliore, prévoit, voire gère une équipe. Sur ses épaules repose un cahier des charges lourd. Respect des délais, budget, réponses aux demandes du client, mais également sécurité des utilisateurs : l'ingénieur est polyvalent et n'hésite pas à prendre des initiatives diverses et variées.

Le métier

Gustave Eiffel, Louis Blériot ou encore Imhotep, en ancienne Egypte, ont façonné le monde et inventé des machines qui ont révolutionné l'humain. Mais, chaque jour, ils sont des milliers en France à travailler sur un projet qui entrera peut-être bientôt dans la vie courante, avec des inventions certes plus modestes, mais tout aussi utiles. Car l'ingénieur est présent à chaque étape de la création d'un produit : c'est lui qui élabore ce produit, ses améliorations, mais également les machines pour le créer, ainsi que les usines où il sera produit.

Il doit pouvoir s'adapter à chaque étape car, bien souvent, il n'est pas présent du début à la fin. "Tous les ingénieurs ne conçoivent pas forcément. Beaucoup sont dans l'industrialisation, la vente, les achats, la qualité, le management de projet, etc.", témoigne Andy, jeune ingénieur.

Un savoir vaste

Pour ce faire, l'ingénieur doit posséder des connaissances diverses et variées, tant dans les domaines scientifiques que techniques, économiques, sociaux, environnementaux ou encore humains. Mais la théorie laisse très vite place à la pratique.

Pour preuve : dans les écoles d'ingénieurs, les cours de mécanique, de génie industriel, d'énergétique prennent le dessus sur les cours de mathématiques, de langue,... bien que ceux-ci demeurent essentiels.

"Si les mathématiques sont moins étudié par la suite, c'est parce que les connaissances de base permettant de modéliser et de résoudre les problèmes en physique ou en science de l'ingénieur sont enseignés en classe prépa.

En école d'ingénieurs, on cherche à te donner un sens pratique ainsi qu'une culture scientifique", précise Andy. "Et en langues, j'avais tout de même 4 heures de cours par semaine, du début à la fin de ma formation", ajoute-t-il. Polyvalent, donc.

Formation

Après un bac S

Pour devenir ingénieur, il faut avant tout de solides bases en mathématiques et en sciences physiques. Ensuite, après un bac S, il convient de suivre une formation qui dure cinq ans.

Deux pistes s'offrent aux étudiants : soit ils intègrent une école d'ingénieurs sur concours, après deux années de classe prépa ; soit ils intègrent directement une école d'ingénieurs après le bac. Car, s'il est possible d'occuper un poste sans le diplôme d'ingénieur - à l'université, certaines formations délivrent des compétences propres aux ingénieurs -, il est en revanche interdit de se prétendre ingénieur (sur un CV notamment) sans posséder le titre reconnu par la CTI (Commission des Titres d'Ingénieur).

Etudier en école d'ingénieurs

Pour choisir sa classe prépa, il faut s'assurer qu'elle dispense des cours en mathématiques, en physiques, et bien évidemment en sciences de l'ingénieur.

On peut choisir une prépa MPSI (Mathématiques, Physiques et Sciences de l'Ingénieur), PCSI (Physique, Chimie, Sciences de l'Ingénieur), ou encore PTSI (Physique, Technologie et Sciences de l'Ingénieur), par exemple. Ensuite, place aux concours !

Une fois l'école intégrée, les élèves ingénieurs auront à effectuer des stages dans différents domaines et à différents échelons. Il est enfin possible - et même hautement recommandé ! - de finir par une année en alternance ou en apprentissage, un sacré plus sur un curriculum vitae ! "Ingénieur c'est un titre et un panel de métier. Les cours, mais surtout les stages, déterminent l'évolution à prendre", explique par ailleurs Andy.

Dernière mise à jour : 13 avril 2015

Témoignage

Adrien Sautet, ingénieur généraliste à Lille

"Après un bac scientifique, devenir ingénieur était une bonne opportunité pour rester généraliste et travailler dans tous les domaines. Ce qui me plait dans ce métier, c'est le contact avec le monde, le côté dynamique, le relationnel,… et aussi le côté technique, même s'il est moins présent qu'avant. Ce qui est plutôt handicapant, c'est le manque de formation commerciale. Ce n'est pas propre à mon école : j'en ai discuté avec d'autres élèves. Mais la formation conditionne le premier emploi, qui conditionne le second,… Cette lacune peut fermer certains domaines.

Si j'avais un conseil à donner aux jeunes désirant devenir ingénieur, c'est de bien réfléchir à leur carrière, à ce qu'ils veulent réellement faire, au-delà du secteur (informatique, aéronautique,…). Est-ce qu'ils veulent rester derrière un PC, aller sur un chantier ? Savoir cela permet non seulement de choisir son école, mais également ses options, ses stages,…"