Présentation

De la publicité à la bande-dessinée, les terrains de jeu de l'illustrateur sont multiples et variés. "Je travaille pour différents ouvrages, du conte pour enfants à la plaquette d'entreprise. Tout n'est pas passionnant, mais j'arrive à prendre du temps pour mes projets personnels. Mon rêve ultime serait de sortir ma propre BD", témoigne ainsi Alexandre Rossini, illustrateur freelance dans l'édition.

La force de ce professionnel réside en effet dans sa capacité à traduire un message ou un concept en quelques coups de crayons. Il peut ainsi travailler pour toutes sortes de support. Dans les médias, le travail des illustrateurs est ainsi très apprécié, une esquisse humoristique pouvant être plus frappante qu'un article. Dans le secteur de la publicité, ils peuvent travailler à différents niveaux d'une campagne : réalisation d'un storyboard pour un spot TV, création d'une affiche, d'un logo, d'un personnage... Le monde du livre, pour enfants notamment, attire également beaucoup de professionnels car ils peuvent laisser libre cours à leur créativité. Et de plus en plus de sociétés font appel à des illustrateurs pour enrichir leurs pages web.

Bref, pour accroître ses chances de trouver ou d'avoir du travail, l'illustrateur doit avoir plusieurs cordes à son arc, savoir changer de style selon la demande, et ne pas se cantonner au seul dessin.

Un métier aux multiples supports

De la bande-dessinée à la publicité... les terrains de jeu de l'illustrateur sont multiples. Sa force : traduire un message ou un concept en quelques coups de crayons. Les images attirent l'œil du passant ou du lecteur, c'est pourquoi le travail des illustrateurs est très apprécié des médias. Dans les colonnes des quotidiens nationaux, une esquisse humoristique peut être plus frappante qu'un article.

Dans le secteur de la publicité, les illustrateurs peuvent travailler à différents niveaux d'une campagne : réalisation d'un storyboard pour un spot TV, création d'une affiche, d'un logo ou même d'un personnage.

Une profession moderne

L'édition emploie également beaucoup d'illustrateurs. Le monde du livre pour enfants, notamment, attire beaucoup de professionnels car ils peuvent donner libre cours à leur créativité.

Ici aussi, l'arrivée des nouvelles technologies et d'internet a changé les habitudes de travail de ces artistes. Tout d'abord, les supports. De nombreuses sociétés font appel à des illustrateurs pour enrichir leurs pages web. Ensuite, les nouveaux outils informatiques deviennent quasi-incontournables. Si le crayon reste l'ustensile de base indispensable à l'ébauche d'une idée, l'ordinateur s'impose de plus en plus. Près de 90 % des bandes-dessinés sont réalisés par informatique !

Bref, mieux vaut être polyvalent pour gagner sa vie en tant qu'illustrateur. A moins d'avoir un style reconnu par le public, les missions restent difficiles à décrocher. Mais avec de la persévérance, certains sont devenus des artistes émérites.

Une signature visuelle

Au cœur du métier de l'illustrateur : le dessin, qu'il réalise selon son style, sa technique, son univers. En presse, ce professionnel du coup de crayon intervient pour les rubriques politique, culture ou courriers du cœur. Il illustre l'actualité avec esprit ou légèreté, à l'image des caricatures qui détournent les actualités sur un ton humoristique.

En agence de pub, l'illustrateur travaille sur des affiches, des films ou des sites internet. Sollicité par un directeur artistique, il prend connaissance d'un cahier des charges, récapitulant les exigences du client. Pour un film publicitaire, il crée un rough, le story board qui détaille l'histoire scène par scène. Plusieurs scénarii seront présentés pour validation aux clients.

Un travail qui nécessite beaucoup de dessins que le public ne verra jamais. Toutefois, le rêve de beaucoup reste l'édition. Illustrer le livre d'un auteur ou créer sa propre BD permet de laisser exploser sa créativité. Comme tous les métiers créatifs, la réussite sourit aux motivés et persévérants. L'illustrateur est souvent choisi en fonction de son style. Mais le talent ne suffit pas, le réseau joue aussi pour beaucoup.

"Les débuts ont été difficiles car je ne savais pas à quelle porte frapper, se souvient Benoit. Je me baladais avec mon carton à dessin, présentant mes projets de BD aux éditeurs... avec peu de succès les premières fois. J'ai donc débuté en agence de pub, en réalisant les story board de films publicitaires. Au fil des rencontres, j'ai connu des professionnels qui m'ont donné ma chance. Aujourd'hui, à la tête de la série 'Le mini guide du cheval', je lance une nouvelle BD 'Triple Galop'."

Du crayon à la souris

Si quelques irréductibles travaillent encore au crayon à papier, la nouvelle génération utilise essentiellement l'ordinateur. En BD, 90 % des albums sont réalisés par informatique. Pour accroître ses chances de trouver du travail, l'illustrateur doit donc avoir plusieurs cordes à son arc : ne pas se cantonner au seul dessin et savoir changer de style selon la demande, et surtout se former aux logiciels du multimédia.

De plus, indépendamment des qualités graphiques, l'imagination et le talent restent primordiales pour parvenir à créer un scénario, une histoire, un dialogue. Souvent en freelance, l'illustrateur est un solitaire. Il peut rester des journées entières à sa table de dessin, sans croiser âme qui vive. L'autonomie est alors entière : l'illustrateur gère son planning et ses heures. Il peut travailler de jour comme de nuit, selon sa personnalité. Un avantage qui peut se transformer en inconvénients, s'il n'est pas rigoureux. Les journaux et les maisons d'édition exigent des rendus selon des délais précis. Autodiscipline et sens de la rigueur sont donc essentielles.

Formation

Comment devenir illustrateur ?

La profession compte nombre d'autodidactes mais le passage par une école devient incontournable. Attention toutefois, quel que soit son prix, elle ne donne pas le talent, mais permet d’acquérir la formation technique de base.

Les écoles nationales supérieures d’arts (Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Ecole nationale supérieure des arts décoratifs...) forment ainsi d’excellents professionnels particulièrement créatifs et prisés sur le marché... mais les places sont relativement chères ! En trois ans, il est aussi possible de viser le Diplôme national d’arts et techniques (DNAT) ou, en cinq ans, un Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). A noter enfin l’existence de nombreux établissements spécialisés dans le domaine de l’illustration.

Témoignage

Le témoignage d'Alexandre, illustrateur freelance dans l'édition

"Tout jeune, j'étais le cancre du fond la classe, soudé au radiateur. Je passais mon temps à gribouiller des caricatures de mes profs plutôt que d'écouter les cours. J'ai passé cinq ans de ma vie au lycée (j'ai redoublé deux fois) puis j'ai finalement obtenu un bac STG. Je me suis finalement inscrit dans une école de "communication visuelle" qui m'a permis de décrocher des stages mais surtout de rencontrer des profs qui travaillaient dans l'illustration ou le graphisme."

"C'est grâce à eux que je gagne ma vie en dessinant aujourd'hui. Je suis freelance pour l'édition. Je travaille pour différents ouvrages : du conte pour enfants à la plaquette d'entreprise... Tout n'est pas passionnant mais j'arrive à prendre du temps pour mes projets personnels. Mon rêve ultime : sortir ma propre BD. Je travaille actuellement sur un projet avec un de mes anciens profs qui pourrait bien prendre corps dans le courant de l'année".