Présentation

Du paquet de céréales du matin au logo de son émission télé du soir, le travail des graphistes est multiple et entoure notre quotidien. "Le métier de graphiste est très large", confirme Cécile, qui travaille pour un site web de production musicale. "C'est généralement un travail d'urgence, comme souvent dans le web. Ainsi, après un brief assez rapide, je vais par exemple réaliser une bannière pour annoncer le concert d'un artiste ou d'un jeu concours", explique-t-elle.

Maîtrisant la base des langages de code du web, elle est ensuite amenée à intégrer son travail sur le site. "C'est un plus, les recruteurs apprécient la polyvalence". Cécile peut aussi avoir à définir l'identité visuelle d'un nouveau mini-site ou à travailler sur des imprimés : pochettes de CD, flyers, invitations, etc. "Ce type de projet dure plus de temps, avec des réunions qui commencent quelques semaines à l'avance, avec un brainstorming regroupant les différents acteurs du projet : les responsables du label, le service marketing, parfois même les artistes", explique Cécile.

"Un travail vu par des milliers de personnes"

A l'issue de cette rencontre, la jeune femme doit faire coïncider les différents besoins avec ses idées de choix d'images, de couleurs ou de typographies, pour proposer une ou plusieurs maquettes d'intentions graphiques. Elle doit ensuite faire différentes retouches en fonction des retours qu'elle obtient.

Pour réaliser son travail, Cécile profite également de connaissances acquises lors d'un stage fait chez un imprimeur. "Cela permet de comprendre les enjeux techniques". Car le métier de graphiste n'est pas exempt de contraintes. "Il faut comprendre les besoins et savoir s'adapter, mais également savoir accepter la critique, ne pas se vexer et plutôt rebondir pour faire encore mieux", conseille-t-elle. Mais la profession a aussi de quoi plaire. "C'est un métier qui pousse à la créativité. Et puis c'est quand même très valorisant de savoir que son travail peut être vu par des milliers de personnes."

Formation

Le métier de graphiste est accessible à partir d'un bac+2, avec un BTS communication visuelle, option graphisme-édition-publicité ou design graphique ; ou avec un BTS design de communication espace et volume. A bac+3, l'université offre des possibilités de licences professionnelles dans le domaine de la communication visuelle. Les écoles d'arts appliqués permettent également de préparer le DNAT (Diplôme national des arts et techniques) option design graphique (bac+3), le DSAA (Diplôme supérieur d'arts appliqués) art et technique de la communication (bac+4), puis le DNSEP (Diplôme national supérieur d'expression plastique) option communication (bac+5).

Diplôme en poche, les graphistes peuvent travailler pour l'ensemble des secteurs d'activités. Ils peuvent exercer en free-lance ou être salariés d'une agence de communication ou de publicité, une entreprise de presse, une maison d'édition, une association,...