Présentation

La gendarmerie nationale, institution militaire présente sur tout le territoire français, est une force de sécurité polyvalente aux compétences étendues. Le gendarme est donc indispensable à la société.

La gendarmerie offre de réelles et nombreuses perspectives de carrière. Elle conduit par le biais de la promotion et de diplômes internes (officier de police judiciaire, diplôme d'arme, diplôme de spécialiste) aux différents grades de sous-officier et d'officier.

Le métier de gendarme

Stéphane dresse un bilan plutôt positif de son engagement : "Une fois intégré en unité de gendarmerie, j'ai compris pourquoi on ne pouvait pas être gendarme 8 heures par jour mais 365 jours par an, 24 heures sur 24. Je l'ai choisi pour la variété de nos missions en brigade, sur le terrain, le judiciaire parce que je procède aux interpellations et je diligente l'enquête de A à Z."

"Je suis amené à rencontrer des gens honnêtes et intègres, comme des délinquants ou des criminels notoires. Quels qu'ils soient, j'aurais toujours quelqu'un à secourir : une victime, des jeunes motocyclistes de 17 ans sans casque que je peux sermonner, le fils d'un père décédé des suites d'un accident de la route qu'il faut aider à surmonter l'épreuve.

"En tant que "référent" auprès de deux lycées, j'interviens pour exposer aux jeunes les conséquences néfastes des stupéfiants, de l'alcool, la dérive de la délinquance. J'interviens sur des forums métiers et montre en quoi mon métier a une incidence directe et constante sur la vie des gens. Ne serait-ce que parce que nous avons valeur d'exemple. Je reste gendarme 24 h/24 même si je préserve des moments d'intimité en famille".

Protéger l'individu citoyen

On songe de prime abord à la "protection de l'individu citoyen", dont la sécurité des personnes vulnérables ou la sécurité de proximité (en voiture, en moto, en VTT, à cheval, ou à pied), la sécurité routière, des missions de police judiciaire et toutes les opérations de secours et de sauvetage.

La protection de "l'Etat Nation" et la protection des "espaces" incombent aussi aux gendarmes. Citons pêle-mêle, la lutte contre le terrorisme, la préservation de l'ordre public, la sécurité des organes gouvernementaux et des autorités civiles et militaires, la sécurité des points et réseaux sensibles et des zones à risque, la surveillance du Cyberespace et des voies de communication (réseau routier, fluvial, ports et aéroports), la protection de l'environnement. La palette des champs de mission est donc relativement large. Les besoins de compétences et humains aussi.

"Le gendarme doit faire preuve de volonté et de courage, pour analyser, réagir et accomplir son devoir. Dominer sa peur et favoriser le dialogue dans les situations délicates, aimer le contact direct sont autant de compétences que chacun doit posséder pour exercer ce métier", souligne Stéphane.

Militaire avant tout

L'envie de vivre avec les autres également. "Nous sommes militaires avant tout. Le maniement des armes, le combat font partie intégrante de notre formation. Je crois beaucoup aux valeurs militaires que sont le sens de la solidarité, la camaraderie, la vie en communauté. Celle-ci fait partie d'une obligation liée à notre activité professionnelle. En l'espèce, nous sommes logés par nécessité absolue de service", conclut-il.

Formation

Comment devenir gendarme

Pour accéder à ce métier, il vous faut passer le concours de sous-officier. Comme pour tous les concours de la fonction publique, il vous faudra remplir certaines conditions : jouir de vos droits civiques et être de bonne moralité, être français et âgé de 18 ans au moins et de 35 ans au plus au 1er janvier de l'année de l’examen, ou encore être bachelier et reconnu apte physiquement.

Vous pourrez alors vous présenter à l’un des trois concours organisés : le concours externe, le concours interne et la « voie professionnelle ».

Après réussite à l’examen, une formation de 12 mois vous sera dispensée au sein d'une école de gendarmerie. Vous pourrez exercer à l’issue de cette préparation.

Dernière mise à jour : 1er octobre 2015

Témoignage

Maréchal des Logis-Chef Samuel Belargent, gendarme départemental

« Quand on travaille en gendarmerie départementale, on est en relation directe avec la population. Les enquêtes judiciaires font partie des missions quotidiennes : il faut accueillir les personnes qui viennent nous voir pour des divers problèmes, ou victimes d'une infraction. Il faut les orienter ou ouvrir une enquête. Nous pouvons aussi être amenés à constater des infractions plus graves, des délits ou des crimes. Une autre partie du travail consiste à assurer la sécurité sur notre zone de compétence.

Tout cela demande de posséder le sens des relations humaines, car nous sommes au service du public. Il faut également être très disponible et avoir le goût de l'effort, car nous pouvons être engagés sur n’importe quel événement, de jour comme de nuit. Mais j'apprécie ce métier car il ne souffre pas de monotonie. Je trouve également valorisant d'être au service des autres et d'assurer leur sécurité. »