Présentation

"Ecrivain, ce n'est pas le trip romantique de ‘j'ai une inspiration' et ‘blam je ponds cent pages'". Marina Melody Mercier tient à prévenir les aspirants qui auraient une vision trop idéalisée du métier. Le jeune auteur, qui vient de sortir un premier roman, "JONA(S)", connaît en effet déjà bien les contraintes de la profession. "Car c'est un vrai métier, il y a un savoir-faire, un vrai rapport au temps, et la pratique se perfectionne, se peaufine, s'adapte. Cela demande de la méthode, de l'organisation et de la volonté", insiste-t-elle.

Car, de l'idée à l'ouvrage, il y a un important travail d'écriture, propre à chaque écrivain, mais qui demande un effort qu'il ne faut pas ignorer. Pour "JONA(S)", par exemple, Marina a travaillé six mois, avec des interruptions de plusieurs semaines. "J'écrivais quelques pages, plusieurs lots les uns après les autres, qui appartenaient à un tout, sauf que celui-ci n'existait que dans ma tête", décrit-t-elle. "Il a fallu alors mettre au point un univers, une trame, une narration, et insérer tous ces passages écrits sous le coup de l'impulsion. J'ai ainsi dû travailler la cohérence, la vraisemblance, le rythme... reprendre tout du début et ne jamais laisser tomber, être toujours exigeante".

Au-delà de l'écriture

Une fois son ouvrage écrit, l'écrivain doit ensuite le faire éditer. Pour un premier roman, cela se solde - en général - par l'envoi de nombreux manuscrits... avec un grand nombre de refus ! Marina a néanmoins vu sa proposition acceptée dès le premier envoi aux éditions 93. "Mais je crois que j ai eu de la chance", souffle-t-elle.

Une fois la décision prise de publier le livre, un travail de retouche plus ou moins important est souvent demandé par l'éditeur : raccourcir un chapitre, préciser l'introduction, renforcer la présence d'un personnage, etc. Puis, une fois le roman sorti des rotatives, l'écrivain devra participer à sa promotion. Guidé par son éditeur, il aura à participer à des salons ou des événements, à effectuer des séances de lectures ou de signatures, à répondre aux sollicitations des médias. Sans oublier, bien sûr, de penser à l'écriture de sa prochaine œuvre...

Formation

Il n'y a pas de formation spécifique au métier d'écrivain, même si être issu d'un cursus littéraire favorise souvent les vocations. Les compétences viennent en effet au fil de l'expérience et des tâtonnements, en écrivant des billets, des nouvelles ou de premiers ouvrages inachevés.

La lecture et l'analyse des travaux d'autres écrivains est également essentielle.