Présentation

La profession d'avocat consiste à mettre sa compétence juridique et son éloquence au service de ceux qui ont besoin d'assistance pour défendre leur cause en justice.

L'ouverture d'esprit est indispensable. Compte tenu des emplois du temps souvent chargés des avocats, un bon sens de l'organisation et un certain sérieux dans le travail sont les bienvenus. Il faut également savoir communiquer et se dégager des règles juridiques pour aller à l'essentiel. Enfin, une audience n'étant pas statique et la plaidoirie nécessitant une rapidité d'action, une certaine vivacité doit être de mise.

Le métier d'avocat

Le droit se complexifie, les litiges se multiplient... Mais, l'avocat défend toujours les intérêts des accusés. La tête dans le droit, il n'en reste pas moins un orateur charismatique capable de se transcender pour son client.

Dans son cabinet, l'avocat s'affaire toute la journée : étude de dossiers, recherche de jurisprudence, rendez-vous client... Selon l'importance de sa société, il est plus ou moins spécialisé. En droit civil, il s'occupera notamment des divorces et des abus de confiance. En droit pénal, il traitera de meurtres, de vols... D'autant qu'aucune affaire ne ressemble à une autre ! Quand un contentieux se présente, l'avocat exerce en priorité une activité de conseil : il écoute les problématiques de son client pour l'aider le plus favorablement.

Le choix de l'indépendance

Au terme de ses deux années en tant qu'avocat-stagiaire, l'avocat a deux possibilités : s'installer à son compte ou travailler en cabinet.

S'installer à son compte n'est pas une décision à prendre à la légère. Cela implique non seulement de trouver des locaux, mais également d'avoir une clientèle suffisante pour pouvoir payer ses charges et se rémunérer.

Un métier accaparant

Cependant, que l'on opte pour l'indépendance ou le cabinet d'avocat, le constat demeure le même : si le métier est passionnant, il exige une grande disponibilité ! Non seulement il faut savoir s'organiser, mais il ne faut pas faire ce métier si l'on décide de travailler 35 heures par semaine, car ce n'est pas faisable !

Les intérêts du client avant tout

Médiateur, il essaye de régler les conflits en amont, afin d'éviter le procès. Ensuite, il prépare le dossier à présenter devant les juges... afin d'atténuer la possible sanction. C'est son autre prérogative : l'activité plaidante. La plaidoirie, c'est l'aboutissement d'un dossier. L'avocat prend la parole devant une juridiction, un tribunal, un juge. Un exercice qui exige des qualités d'orateur et de rhétorique pour défendre au mieux les intérêts du client.

Cet acte tend à disparaître : les tribunaux étant de plus en plus chargés, les avocats pratiquent moins. Ainsi, au tribunal de commerce ou aux prud'hommes, l'avocat plaide en cabinet, sous la forme d'une discussion avec le juge. Mais en cour d'assises, la plaidoirie reste reine. Solennelle et éloquente, elle peut durer des heures.

Formation

Le Master 1ère année en droit est obligatoire pour s’inscrire en institut d'études judiciaires (IEJ), afin de présenter l'examen d'entrée au centre de formation des avocats (CRFPA). Une fois admis, l’étudiant prépare le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), diplôme indispensable pour exercer.

Après le bac

Le principal parcours menant à la profession d'avocat est celui de l'université. La durée minimum des études est de quatre ans, soit jusqu'à la maîtrise. Afin d'optimiser sa formation et en vue d'une spécialisation, un double cursus est envisageable.

Après un bac+4

S’il est possible de présenter le concours d’avocat avec une maîtrise de droit, un diplôme d’école de commerce ou d’IEP (Institut d'études politiques), l’obtention d’un master est de plus en plus conseillé. D’une part parce que le nombre croissant de diplômés arrivant sur le marché de l’emploi rend les employeurs exigeants, d’autre part parce qu’il permet de parfaire une formation jusqu’à présent généraliste. Il existe près de 200 diplômes universitaires de troisième cycle.

Parmi eux, les plus prisés des aspirants au métier d’avocat sont ceux de droit privé, droit des affaires et de la fiscalité ainsi que celui de droit social. Par ailleurs, l’examen d’entrée des CRFPA (Centre régional de formation professionnelle d’avocat) étant très sélectif, il est impératif de passer par un IEJ (Institut d’études judiciaires) afin de se préparer correctement au concours et de mettre toutes les chances de son côté. Les IEJ sont ouverts aux titulaires d’une maîtrise de droit ou équivalent, mais aussi aux titulaires d’un troisième cycle.

Le CAPA - sésame indispensable

Pour obtenir le CAPA (Certificat d'aptitude à la profession d'avocat), il faut tout d'abord passer avec succès l'examen d'entrée d'un CRFPA. Une fois l'examen obtenu, l'étudiant reçoit des enseignements essentiellement pratiques durant une année, sanctionnée par le sacro-saint diplôme. Mais après avoir prêté serment, "l'apprenti-avocat" doit encore effectuer un stage rémunéré de deux ans chez un avocat pour pouvoir lui-même revendiquer ce titre.

Témoignage

Sandra, avocate à Paris

J’ai eu la chance de rater le concours d’entrée de l’ENA ! Une chance, car cet échec m’a amenée vers des études de droit pour devenir avocate. Depuis trois ans, j’ai ouvert mon propre cabinet. Droit pénal, familial ou commercial, je reste assez généraliste. Le relationnel client ouvre sur de riches rencontres : découvrir l’intimité d’une personne qu’on ne connaît pas est passionnant.

Chaque cas est particulier. Prendre le temps d’écouter des gens en souffrance est important. Savoir prendre de la distance également : nous ne sommes ni un psy, ni un ami. Trop investi, l’avocat perd son objectivité et défend moins bien !

Le tribunal est un lieu de conflit, où l’on combat férocement. Débattre doit être un plaisir, une condition pour devenir avocat ! Il faut aussi faire preuve d'une grande disponibilité et d'une organisation de "fourmi" pour gérer un emploi du temps très comprimé. Autre grande qualité requise : s'adapter à des situations très variées, sans préjugés.