Vous n'avez pas eu le bac ? La solution peut être de se réorienter vers un CAP, un BEP ou un bac professionnel. Les formations sont nombreuses et très diversifiées.

Ils sont souvent considérés comme une « voie de garage ». Pourtant, les CAP, les BEP ou les bacs professionnels garantissent un accès plus simple et plus rapide à un emploi stable. Si vous n'avez pas eu votre baccalauréat, alors le meilleur moyen de vous spécialiser rapidement est peut-être celui-ci. Menuisiers, coiffeurs, charpentiers, cuisiniers, boulangers,... Les établissements proposent souvent des formations très diversifiées qui offrent de nombreux débouchés.

CAP, BEP, une passerelle vers des filières professionnelles

Souvent sous-estimés, les CAP et BEP sont une piste à ne pas écarter pour les étudiants. Tout d'abord, parce qu'ils peuvent vous ouvrir les portes d'une poursuite d'études dans les filières professionnelles (bac pro) ou technologiques (bac ST2S, hôtellerie,...). Mais surtout, parce qu'ils assurent une très bonne insertion dans le monde du travail.

Selon l'enquête Génération 2004 du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq), 3 ans après leur sortie, 80 % des diplômés ont un emploi. En moyenne, après 3 ans d'expérience, 56 % des diplômés ont un CDI. Des chiffres qui n'ont rien à envier à d'autres formations.

Bac pro, un fort taux d'embauche

Accessible sans passer par un BEP pour les élèves ayant le niveau bac, le bac professionnel est sur une pente ascendante ! En 2014, avant les épreuves du baccalauréat, le ministère de l'Education signifiait sa forte progression en précisant qu'il « s'installe comme un diplôme de première importance. »

Le nombre d'inscrits dans cette filière (205 000) grandit d'année en année et les débouchés sont de plus en plus nombreux. Ils peuvent être un moyen d'intégrer de nombreux BTS, mais aussi, de trouver un emploi. Selon l'enquête du Céreq, 3 ans après leur diplôme, 68 % des diplômés sont embauchés en CDI.

Témoignages

Florian Carreras, 25 ans, s'est réorienté vers un bac professionnel après deux échecs successifs au baccalauréat, il raconte : « J'ai commencé par une filière générale après la 3e, comme beaucoup de personnes qui ne savent pas trop dans quel domaine se lancer. Arrivé en terminale ES, j'ai loupé mon bac deux fois. Malgré tout, après avoir mûri, je me suis rendu compte que mon domaine était celui de l'environnement, du paysage et de l'agricole donc je me suis tourné vers un bac pro œnologie à Pézenas. J'ai pu y entrer car j'avais le niveau bac. J'ai réussi le diplôme et j'ai continué sur ma bonne lancée en me tournant vers un BTS aménagement paysager. Je l'ai également réussi et aujourd'hui, cela me permet d'exercer mon métier en tant que paysagiste, je suis en CDI. Même si l'échec est difficile à accepter, ça m'a permis de rebondir dans une voie qui me convenait et de réussir ma vie professionnelle. »

Laura, 23 ans, est également dans cette situation. Elle explique : « Après avoir loupé mon bac, j'ai décidé de faire un bac professionnel Services en Milieu Rural. Je me suis réorienté car je me suis aperçu que le bac général n'était pas fait pour moi. Je n'avais plus envie d'étudier uniquement, je voulais aussi pouvoir faire des stages. J'estime avoir fait le bon choix car j'ai pu découvrir différents métiers grâce à ces stages. En plus, j'ai pris confiance en moi car j'avais de meilleurs résultats étant donné que ça m'intéressais. Et j'ai obtenu le diplôme ! Aujourd'hui, ça m'a permis de savoir ce que je voulais faire dans ma vie et je suis à la recherche d'un emploi en tant qu'auxiliaire puéricultrice » termine-t-elle.